

Présentation de la vile de Tanger
Tanger entre histoire et mythologie:

Tanger (en arabe Tanja), ville du nord du Maroc, porte d'entrée du continent africain, face à la pointe de l'Europe, se trouve au croisement de l'Océan Atlantique et de la Mer Méditerranée, dans une baie, entre le Cap Spartel et le Cap Malabata. Cette position exceptionnelle, et stratégique, a fait pendant longtemps de Tanger un lieu de convoitise où se sont succédé plusieurs civilisations et cultures ; Conquise, reprise, libérée, Tanger a su mélanger ses différentes influences pour accroître son potentiel culturel. Point de jonction d'autant de destinations, Tanger était forcément prédestinée à être marquée par les vents de l'Histoire et à cet égard, on peut dire que le passage des Phéniciens, Carthaginois, Berbères, Portugais et Espagnols allait laisser des traces indélébiles avant la prise en mains de la cité par les Marocains.
Tanger est aussi le lieu d'origine des légendes et des mythes perpétués à travers les siècles. Depuis Noé jusqu'à Hercule et Ulysse en passant par Moïse.
On dit que Tanger serait la première terre découverte par Noé après le déluge. À la vue des traces d'argile sur le bec de la colombe envoyée en éclaireur, il se serait écrié " Tine ja " soit " la terre est venue' , d'où le nom de Tinja, devenue Tanja en arabe.
Si l'on se fie à la mythologie grecque, la ville de Tanger aurait été fondée par le Géant Antée, fils de Poséidon et de Gaia et devrait son nom à TINGO (ou TINGA !), femme du fondateur. Antée trouvait sa force au contact de la terre, Hercule l'étouffa en le maintenant en l'air. Le tombeau d'Antée serait une colline proche de Tanger, le CHARF.
TANGER, Tandja en arabe, tout au nord de l'Afrique, face à la pointe de l'Europe, se trouve au croisement de l'Océan Atlantique et de la Mer Méditerranée, dans une baie, entre le Cap Spartel et le Cap Malabata.
Cette position exceptionnelle, et stratégique, a fait pendant longtemps de TANGER un lieu de convoitise où se sont succédées plusieurs civilisations et cultures.
La Kasbah:

Ancienne forteresse séparée de la Médina par des remparts, elle surplombe le port de la ville. En arpentant ses petites ruelles pentues et ses escaliers, vous pourrez découvrir des boutiques et de l'artisanat. La place de la Kasbah offre une vue panoramique sur la baie et le port de Tanger.
Dar-el-Makhzen:

Palais du sultan " Dar el Makhen ", situé dans la Kasbah, reconstruit en 1740 par le sultan Moulay Ismaïl.
C'est le musée des arts marocains. Il est divisé en deux parties :
- musée archéologique ; bronze, mosaïque provenant de différents sites romains de la région.
- musée ethnographique ; vous pourrez découvrir l'histoire de Tanger et de sa région et une magnifique collection de l'artisanat marocain.
La visite est intéressante aussi au niveau de l'architecture, un très beau patio forme la partie centrale du palais, ses colonnes sont sculptées en forme de feuilles d'acanthe.
A côté vous apprécierez le charme d'un jardin andalou.
Le grand socco:

Le Grand Socco, le grand souk, constitue réellement le cœur de Tanger. Cette place abrite un marché permanent où les commerçants en costumes traditionnels attirent les touristes du monde entier.
L'animation et le tumulte qui règne dans le Grand Socco ont inspiré les plus grands. Fasciné par les lieux, Joseph Kessel écrivit un livre intitulé "Au Grand Socco" publié en 1952.
La place est dominée par le minaret en faïences polychromes de la Mosquée Sidi Bou Abid, construite en 1917. Tous vos sens seront sollicités par les odeurs, les sons et les couleurs que dégage le Grand Socco. Enivrant!
Les costumes colorées des paysannes se mêlent aux fruits et aux tissus dans un véritable spectacle son et lumière.
Enfin, ne manquez pas le Petit Socco, à deux pas du Grand. Cette petite place toujours en activité est l'endroit idéal pour boire un thé à la menthe tout en savourant une des nombreuses spécialités du pays.
Le petit Socco:

Au cœur de la Médina, il est le carrefour des ruelles toujours animées. Ses venelles sont bordées de terrasses de cafés et de petits hôtels.
Egalement, vous pourrez découvrir une grande mosquée du XVIII ème siècle et à l'Est vous aurez une vision splendide sur le vieux port et sur la baie.
Le café "El Hafa":

Crée en 1921 par Ba M'hamed, le café Hafa, au décor très austère, a su résister à toutes les tentations du modernisme, à la folie de l'argent.
Surplombant la mer, quelques terrasses étroites donnent sur une vue sublime sur le détroit, la ville et son port… C'est dans ce café mythique que s'est construite en partie la légende de Tanger. De Paul Bowles à Mohamed Choukri, de Jean Genet aux Beatles, aux Rolling Stones, Jimi Hendrix, Sean Connery, William Burroughs et bien d'autres, tous les amoureux de l'âme tangéroise sont venus ici bavarder, écrire, peindre, boire le thé à la menthe ou fumer la chicha. Il est des lieux que l'on sait habités, où l'on pressent que les vivants et les morts peuvent dialoguer en paix. Le Café Hafa est de ceux-là…
A déguster le thé à la menthe, bien sûr, mais aussi les délicieuses cacahuètes grillées et la divine Bissara (soupe épaisse de pois cassés ou de fèves au cumin et huile d'olive)
Le théâtre Cervantes:

Un des plus beaux bâtiments de Tanger est le grand Théâtre Cervantes. Construit en 1913 par un riche propriétaire espagnol, Antonio Gallego, il devint très rapidement un centre culturel de tout premier ordre. Caruso, le célèbre ténor s'y produisit en 1918.
Le grand Théâtre Cervantes fut pendant près de 50 ans un lieu de festivités et de manifestations culturelles, et avec ses 1400 fauteuils, il a été considéré à l'époque comme le plus grand théâtre d'Afrique du nord.
L'église saint-Andrew's:
Qui s'attend à trouver une église dans un pays de minarets et de mosquées ?
Héritière d'une communauté fondée en 1880, construite dans un style maure-andalou, des fidèles la fréquentent encore.
Lors de la visite, vous découvrirez derrière l'autel une rare version du " Notre Père " en arabe.
Un cimetière jouxte cet édifice.
Boulevard Pasteur:

Artère principale du Tanger moderne, à l'entrée une esplanade domine le port, la Médina et le détroit de Gibraltar.
Avenue bordée d'immeubles sur sa longueur, occupée par des banques et des boutiques de luxe.
La terrasse des paresseux: Surnom d'une place sur le boulevard Pasteur, car du matin au soir une population l'occupe pour regarder pendant des heures le panorama de la baie de Tanger.
Le palais des institutions italiennes:

Utilisé aujourd'hui pour des concerts ou des représentations de théâtre.
Vous entrerez par une porte cochère et vous vous trouverez dans une sorte de préau entourant un jardin de séquoias, papyrus, orangers… autour de colonnes soutenant l'édifice. Dans le bâtiment les salles en enfilade sont ornées de magnifiques cheminées en marbre de Florence, les plafonds et les murs magnifiques en bois sculptés et peints dans un style recherché.
Les plages de Tanger:

Les côtes de Tanger, sont d'une beauté inégalée ... Ses plages n'ont rien à envier à celles de Rio ou de Waikiki grâce à la blancheur de son sable, la température de l'eau et les animations qui y sont organisées chaque jour.
Etant la fameuse ville située le long de la région littorale occidentale du Maroc, Tanger est un très bel endroit pour visiter. Beaucoup de touristes viennent ici à cause de son très bon climat et ses plages. En visitant le Maroc, un pays immense, Tanger, sa petite ville, est très bonne pour ceux qui aiment des plages.
Localisation de ses plages
La plage de Tanger a le grand cadre : elle fait une longue courbe d'environ cent kilomètres, le long des maisons blanches de cette ville, comme une charpente naturelle. Cette longue courbe se termine au pied de montagnes arides et d'ici il n'y a rien d'autre à voir que le continent européen et la mer.
Mais, si vous voulez des plages un peu moins peuplées, vous pouvez choisir entre la côté Atlantique et le côté Méditerranée. Sur le côté Atlantique vous avez : Sidi Khacem, avant Le Mirage en montant vers Cap Spartel, Robinson (plage privée de l'hôtel situé juste après le virage du Mirage en montant vers Cap Spartel), Achakar, après le Mirage en montant vers Cap Spartel, Briech, sur la route d'Asilah, Chez Abdou ( un restaurant de plage situé sur la route d'Asilah) La route d'Asilah est bordée de plages, telle Las Cuevas…
Les plages du côté Méditerranée : Sur la route du Cap Malabata, à 10km de Tanger, vous avez des criques désertes, à l'eau toute bleu : Sidi Kankouch, oual alyane, ksar sghir, dalia …
Les attractions disponibles à la belle plage de Tanger:

La plage de Tanger a beaucoup de restaurants et bars, qui font de bons repas et ont des boissons disponibles pour les visiteurs. Ces restaurants servent la délicieuse et traditionnelle cuisine marocaine. Les bars au côté de plage sont très bons et offrent une variété de boissons aux touristes. Les boutiques locales le long de la plage offrent beaucoup d'art et artisanats aux visiteurs.
L'une des meilleures choses que les gens peuvent apprécier à Tanger sont ses sports de plage. Regarder le football qui est d'habitude joué par les gamins locaux est très amusant. Ici vous verrez aussi une gymnastique incroyable qui est exécutée par des athlètes. Ils le font pour le plaisir et l'amusement et surtout pour prendre des petits pourboires. Alors, ici vous pouvez vous amuser gratuitement. En plus, vous pourrez faire part du jeu et apprendre quelques trucs si vous en avez envie. Jouer, pieds-nus à la plage est vraiment excitant et très amusant.
Comme mentionné au-dessus les bars à la plage sont excellents. Vous pouvez avoir une boisson dans le bar de la plage pour vous relaxer et rafraîchir. En plus, assis dans ces bars vous pouvez avoir de magnifiques vues d'Espagne aussi bien que des navires de croisières.
Dorénavant, vous pouvez dire que parmi plusieurs attractions qui sont disponibles à Tanger ses plages sont des meilleures parmi eux. Beaucoup de complexes hôteliers et hôtels qui sont situés le long des plages offrent une belle vue pittoresque de mer aux touristes.
Les plages de Tanger attirent la plupart des touristes pour apprécier des promenades de chameau, des jeux de plage, acrobaties et des aliments délicieux disponibles. D'autres sports nautiques comme la planche à voile sont aussi disponibles ici.
Ainsi les gens qui aiment la plage et aiment aussi apprécier des sports à la plage pieds-nus, seront sûrement heureux quand ils visitent Tanger. En étant à la fin de la côte occidentale, Tanger profite de la mer sans fin, ce qui augmente sa beauté et l'horizon qui ne finit pas remplit cet endroit d'un charme naturel. La nuit tombée, des spectacles de chant et de danse sont organisés au profit de grand public animés par des artistes venus de tout le monde arabe, occasion à ne pas rater pour les amoureux de la musique et de la night.
À Tanger, deux caps permettent d’assister à de magnifiques levers et couchers du soleil. De parfaites occasions pour faire des promenades zen et romantiques.
Le Cap Spartel:

C’est l'endroit idéal pour admirer le coucher de soleil sur l’océan Atlantique, à environ 12 km de Tanger. En chemin, vous pourrez vous arrêter aux grottes d’Hercule. D’après la légende, ce serait là que ce demi-dieu de la mythologie grecque se serait reposé après avoir creusé le détroit de Gibraltar. Ces grottes sont envahies par l’eau à marée haute. Leur ouverture ressemble à une carte de l’Afrique inversée. À 500 m des grottes, un site romain a également été restauré. Il s’agit de l’ancienne ville de Cotta, dont il subsiste notamment les ruines d’un temple et celles de thermes. Le Cap Spartel est couvert d’une belle végétation de chênes-lièges, de genêts et d’eucalyptus. Il accueille un joli phare construit en 1865.
Le Cap Malabata:
Voici l’endroit rêvé pour assister au lever de soleil sur la mer Méditerranée, à 10 km de Tanger. La route menant au phare du Cap Malabata, bordée de petites criques et de plages de sable désertes, vous réserve des vues somptueuses sur le détroit de Gibraltar et sur les côtes espagnoles. Arrivé au phare, vous bénéficierez d’un panorama splendide sur la ville et sur la baie de Tanger. Plus loin sur la même la route, vous vous arrêterez à Ksar Es-Seghir, un petit port de pêche où se tient le samedi un souk animé et coloré. Non loin, une belle plage de sable s’offre à vous.





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La médina de Tétouan et son lacis unique de ruelles ombragées, est inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco. Son important mellah (quartier juif) fut appelé la petite Jérusalem. C’est l’endroit le plus animé à la nuit tombée. Ici, les souks sont bien séparés, chaque corps de métier occupant un périmètre précis. La rue Tarafin, bordée de bijouteries, mène à la place Hassan II et au Palais Royal, bel exemple de l’architecture hispano-mauresque. À l’ouest, côté moderne, s’étend la ville nouvelle, El Ensanche. Ses petits immeubles de cinq étages au maximum, avec des commerces au rez-de-chaussée, ont été construits sous le protectorat espagnol.
Dans la médina, se trouvent le musée archéologique, proche de la porte Bab Tout, et le musée des Arts Marocains, à côté de Bab El Oqla. Le premier présente de belles mosaïques et une multitude d’artefacts de l’époque romaine, empruntés au site de Lixus. Le second, ethnologique, expose des costumes traditionnels et des instruments de musique régionaux. Proche de ce musée, l’école des Arts et Métiers enseigne toutes les spécialités artisanales. L’institut national des Beaux Arts, fondé en 1947 par Mariano Bertuchi, peintre espagnol, a la particularité de disposer depuis 2000 d’une section d’enseignement de la bande dessinée. Elle accueille chaque année depuis 2004 le festival international de la Bande Dessinée.
D’inspiration autant mauresque qu’andalouse, la médina est un labyrinthe de ruelles, protégée du soleil et entourée de remparts. Le fer forgé rappelle l’architecture espagnole. Le mellah, un des quartiers juif les plus importants du pays, porte également les marques de l’influence européenne avec ses maisons pourvues de balcons et de grandes fenêtres. Ici, les souks se succèdent, bien distincts les uns des autres. Le marché El Fouki vend des légumes, le souk El Houts des tapis et des poteries, et le Gherza el Kébira des vêtements. Créée en 1919, l’école des Arts et Métiers, en face de Bab el Oqla, forme aux savoir-faire artisanaux.Mosaïque, broderie, travail du cuir, ciselage, sculptures diverses, chaque spécialité est enseignée par un maître artisan.
Du djebel Dersa, des aqueducs convergent vers Tétouan. Ils fournissent à la ville un approvisionnement gratuit en eau de source. Ceci grâce à un ingénieux, et toujours secret, dispositif de canalisation, le skundu, conçu par Ali Al Mandari. À 19 km au nord, sur la côte, se trouve le petit port de pêche de M’diq. Très animé l’été avec ses nombreux restaurants avec vue sur la mer depuis la médina, l’endroit révèle son charme traditionnel dès la toute première découverte de ses ruelles. À 45 km au sud, visitez les impressionnantes gorges de l’oued Laou, avec leurs villages perchés au sommet.
Encaissée entre deux montagnes, Chefchaouen est une cité aux maisons chaulées de bleu et de blanc. Un charme puissant que l’on sent bien sur la place Outa-el-Hammam dans la médina pavée de galets. Assis à la terrasse d’un café, vous pouvez profiter de la belle vue sur la grande mosquée Tarik-Ben-Ziad dont le minaret octogonal est inspiré de celui de la Torre de Oro à Séville. Cette architecture andalouse se retrouve dans la casbah et ses jardins, au cœur de la médina. Ses murailles et ses onze tours crénelées, dont une servait de donjon, abritent un intéressant musée ethnographique.
Dans le petit musée de la kasbah se trouvent des collections de broderies et de vêtements colorés et variés à l’image de ceux des femmes de la région. La célèbre djellaba, ce vêtement long et ample porté par les hommes et les femmes d’Afrique du Nord, fut créée ici. L’accueil et la grande hospitalité de ses habitants se vérifient au cours de la visite d’une huilerie traditionnelle (il en existe plus de 1 500) ou d’un atelier artisanal. En plus du tissage, Chefchaouen est réputé pour sa vannerie et ses poteries. Vous pourrez d’ailleurs participer à un atelier d’initiation à la poterie de Ghzaoua, et repartir avec vos propres berradas (cruches à eau) ou une plus simple goulla (jarre). Généralement, la poterie de la région du Rif est sobre. La peinture noire ou rouge est directement appliquée sur la terre cuite. La promenade se prolonge jusqu’à Rif Sebbarim, le quartier des lavoirs, sur la place duquel se dresse une mosquée du XVe siècle. La visite des agadirs ou greniers collectifs fortifiés de la région s'impose également. Enfin, pas question de quitter la ville sans avoir goûté à son fromage blanc de chèvre des montagnes. C’est peut-être le meilleur du Maroc.
Chefchaouen a la chance d’être idéalement située pour un départ en trekking ou randonnée dans les parcs alentour. Ses environs regorgent de curiosités naturelles, à l’image du Pont de Dieu à Achkour, rocher posé en arc au-dessus d’un précipice de 25 mètres. Sources, forêts de sapins, de cèdres et de pins endémiques recouvrent le parc naturel national de Talassemtane (60 000 ha). Le parc de Talembote, les montagnes, forêts et falaises de Ghmara ou l’immense parc naturel régional de Bouhachem (105 000 ha) viennent compléter cet immense terrain de jeu. Plus proche de la ville, la source de Ras El Maa, qui fournit Chefchaouen en eau, constitue un lieu très agréable de promenade, tout comme la grotte de Toughoubit ou les rafraîchissantes cascades de Chrafate. Il est également possible de chasser et de pêcher dans la région. Le busard, l’aigle royal, le lynx, la loutre ou encore le macaque font partie des espèces fauniques protégées.
Ce n’est pas un hasard si la médina d’Asilah a obtenu le prix Agha Khan d’architecture. Ses ruelles restaurées délimitées par des maisons blanches aux volets verts ou bleus sont une pure merveille. La vieille ville hispano-mauresque est entourée de remparts datant de l’époque portugaise (fin XVe siècle) dont une partie donne sur les rochers surplombant la mer. Trois portes monumentales et un passage plus discret permettent de pénétrer dans la médina. Sur la place Ibn Khaldoun se dresse la tour Al Kamra, un donjon portugais du XVe siècle.
Assez calme pendant l’hiver, la petite ville s’anime vraiment à partir du printemps et à l’approche de l’été, au moment de son célèbre moussem culturel. Depuis les années 70, le cachet de l’endroit attire beaucoup d’artistes dont plusieurs peintres marocains. Bon nombre de leurs œuvres peuvent être admirées directement sur les murs de la ville. D’autres peintures sont exposées toute l’année au centre Hassan II au cœur de l’ancienne médina. Dans une rue voisine, s’élève le palais de Raissouni. Cette belle maison de style hispano-mauresque abrite également un centre culturel. Plus récemment, la Grande Bibliothèque Prince Bandar Ben Soltane a été inaugurée. Bénéficiant des dernières technologies, elle s’élève sur deux niveaux et comprend, entre autres, un auditorium de 650 places et un cybercafé.
Début août, pendant le moussem culturel, une myriade de spectacles, scènes de rue et autres performances investissent le lacis de ruelles de la médina. Cet événement, qui célèbre les arts plastiques, le folklore et les cultures du monde, se déroule chaque année depuis 28 ans. Les endroits où l’on peut croiser des artistes sont nombreux. Parmi eux, le palais du pacha Raissouni et le centre Hassan II accueillent des rencontres internationales, des conférences et des expositions. À Asilah, une place de choix est accordée aux femmes au cours d’un festival qui leur est dédié. Baladez-vous dans les ruelles fleuries de la médina. Le soir venu, il faut absolument passer un moment sur la place El Krikiya, dans la médina, pour assister au coucher de soleil sur l’océan.
Asilah est aussi réputée pour ses longues plages de sable fin. Que ce soit celle qui se trouve à proximité du centre ville, ou celle de Rmilat, à 4 km de la ville. Les promenades sur la corniche au bord de la mer restent très appréciées et les restaurants proposant du poisson de qualité y abondent. Aujourd’hui, des activités sportives se développent et un nouveau port de plaisance sera bientôt prêt pour recevoir les voiliers du monde entier. Il est déjà possible de pratiquer la pêche. De même, la vaste étendue des plages est parfaite pour profiter de longues balades à cheval ou à dromadaire.
D'après la légende, le jardin des Hespérides, paradis sur terre, se situait près de Larache. Là se trouvait l'arbre fantastique chargé de pommes d'or dont s'empara Hercule. L'histoire de la région de Larache confère à cette partie du Maroc un grand intérêt archéologique. Les ruines de l'ancienne cité romaine Lixus comblent les amateurs d'archéologie qui y trouvent un théâtre, une acropole, des temples, un amphithéâtre, des thermes avec une mosaïque et sur le bas de la colline, une centaine de bassins qui servaient d'usine de salaisons et montrent l'importance de ce site.
Le territoire de la province a été habité par l'homme depuis les temps préhistoriques. À Jebel Moussa se situe la grotte Ghar Khal où ont été retrouvés des vestiges du Néolithique. A l'emplacement de l'actuel Fnideq, communément connu sous son nom espagnol Castillejos, ont été découverts des vestiges d'époque romaine, plus exactement à l'endroit de la mosquée principale et au niveau de l'ancienne fabrique de briques. Le mot Castillejos a pour origine des constructions en ruine qui existaient à cet endroit, avant la création du noyau de la ville actuelle par le protectorat espagnol en 1934.
M'Diq, communément appelée Rincón, est actuellement le siège de la province. Cet endroit abritait avant 1860, une petite bourgade rustique et la tombe d'un saint. Le centre historique moderne de la ville a été créé sous le protectorat autour des installations militaires. L'architecture y était modeste et simple, avec des maisons blanches, sur un seul niveau. Actuellement, le paysage architectural du centre historique, construit par les Espagnols, s'est transformé au profit de la construction de maisons à étages, de plus de deux niveaux. Rares sont les maisons de plain-pied qui subsistent.
La création de la province M'diq-Fnidek relancera certainement un nouveau modèle économique pour supplanter le commerce anarchique qu'on y pratiquait. La province est desservie par un réseau routier dont le plus important tronçon de la rocade méditerranéenne se situe à partir de Tanger et l'autoroute Sebta-Tétouan.